Amphibiens de Manuel Antonio
Le parc national Manuel Antonio, situé sur la côte Pacifique centrale du Costa Rica, est une région d'une importance écologique considérable, abritant une grande diversité d'espèces d'amphibiens sur une superficie relativement restreinte. Cette biodiversité est en grande partie due à la combinaison unique de forêts tropicales humides de plaine, d'environnements côtiers et d'une forte humidité, qui créent des habitats idéaux pour les amphibiens.
Les amphibiens, vertébrés ectothermes à peau perméable, sont très sensibles aux changements environnementaux et constituent d'importants bioindicateurs de la santé des écosystèmes. À Manuel Antonio, les chercheurs ont recensé plus de 20 espèces d'amphibiens, dont des représentants des ordres des anoures (grenouilles et crapauds) et des caudés (salamandres), bien que les caudés soient moins fréquemment observés dans la région.
Parmi les espèces les plus fréquemment rencontrées figure la rainette aux yeux rouges (Agalychnis callidryas), une espèce emblématique connue pour ses couleurs vives et ses habitudes nocturnes. On trouve également fréquemment des membres du genre Craugastor, comme la grenouille-roquette des forêts tropicales (Craugastor fitzingeri), des grenouilles à développement direct qui évitent le stade de têtard, une caractéristique avantageuse en milieu terrestre. Le crapaud marin (Rhinella marina), l'une des plus grandes espèces de crapauds des Amériques, est également présent et joue un rôle complexe dans l'écosystème en raison de sa capacité d'adaptation et de ses sécrétions toxiques.
Les grenouilles de verre (famille des Centrolenidae), telles que Hyalinobatrachium fleischmanni, présentent un intérêt particulier en matière de conservation. Leur peau est semi-transparente et elles vivent dans les zones riveraines. Ces espèces dépendent fortement des cours d'eau non perturbés pour leur reproduction, ce qui les rend vulnérables aux altérations de leur habitat.
Les populations d'amphibiens de Manuel Antonio sont confrontées à diverses menaces environnementales, notamment la fragmentation de leur habitat, le changement climatique, la pollution et la propagation du champignon chytride (Batrachochytrium dendrobatidis), un agent pathogène lié au déclin mondial des amphibiens. Les efforts de conservation déployés dans le parc, notamment la préservation de l'habitat et l'éducation environnementale, sont essentiels au maintien de la diversité des amphibiens.
En résumé, les amphibiens de Manuel Antonio représentent un élément essentiel de la communauté écologique du parc. La poursuite des recherches et de la surveillance est essentielle pour comprendre la dynamique de leurs populations et mettre en œuvre des stratégies de conservation efficaces face aux pressions environnementales croissantes.
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